Graham Tabor lives and works in New York. He voluntarily compares his collection to that of an archaeological dig: each fragment separate from the rest, almost veiling its origin. Translucent like tracing paper, constructed of torn stitches, openwork and punctuations, the clothes form a complex game of superimpositions. Comparable to the interventions of the American artist Gordon Matta-Clark, to whom Graham Tabor makes reference, these slits do not reveal the body which is underneath, but on the contrary, alter its perception, deform it and unveil unexpected segments. Organic and sensual hairstyles, intertwinings of hair and textiles, extend each silhouette. These features grant the tribe, which wears them the allure of strange warriors. Tabor's men seems dressed for the sacred ritual which would mark a return to life after a long silence.

Graham Tabor vit et travaille à New York. Il compare volontiers sa collection à une excavation archéologique: les fragments sont éclatés et ne révèlent pas clairement leur origine. Translucides comme des calques, faits de mailles lacérées, ajourées ou perforées, les vêtements forment un jeu complexe de superpositions. Comme les interventions de l'artiste américain Gordon Matta-Clark, auquel Graham Tabor se réfère, ces découpages ne révèlent pas le corps qui est en dessous, mais, au contraire, altèrent sa perception, le déforment et en dévoilent des segments inattendus. Des coiffures organiques et sensuelles, mélange de cheveux et de matières textiles, prolongent la silhouette. Ces attributs confèrent àla tribu qui les porte l'allured'étranges guerriers. L'homme de Tabor semble paré pour le rituel sacré qui verrait son retour àla vie après un long silence.